PAMOJA lance ses activités à Brazzaville

Cérémonie d’ouverture de l’espace PAMOJA, vendredi, en présence du ministre de la Culture et de différentes personnalités.

C'est le ministre de la Culture et des Arts, Jean-Claude Gakosso, qui a procédé à la coupure du ruban symbolique. 2014 - 2024, cinq biennales pour vivre les dix prochaines années de la création contemporaine du continent africain, tel est le défi que s'est assigné le PAMOJA a déclaré Christian Tchicou, le responsable de la structure.

PAMOJA b9671Coupure du ruban

Brazzaville est le point de départ pour les activités de PAMOJA avant d'aller rencontrer d'autres cultures à travers les cinq continents. PAMOJA se veut un espace culturel et un instrument de solidarité et de rayonnement. La structure a mis à un projet décennal allant de la période de 2014 à 2024. Cinq biennales sur l'art contemporain seront organisées tous les deux ans.

L'optique est de donner aux nouveaux artistes africains, connus ou émergents, l'occasion de faire découvrir leurs créations au plus grand nombre et de promouvoir ainsi une vision renouvelée de l'Afrique. Un continent où les atouts naturels ne sauraient passer sous silence leur richesse créatrice.

La première biennale de PamojAfrica sera une première occasion de réunir, à Paris, sept artistes africains originaires de sept pays - Congo, Sénégal, Guinée équatoriale, Gabon... Ils réaliseront 70 œuvres inédites sur des supports spécialement conçus pour la circonstance, alliant subtilement technologie et symbolique africaine. A chaque édition, d'autres artistes seront sélectionnés.

Prenant la parole, la représentante de l'Unesco au Congo, Ana Elisa De Santana Alphonso, a loué l'initiative et a rassuré les responsables de la structure que l'Unesco ne ménagera aucun effort pour soutenir un projet qui valorise la culture africaine contemporaine.

Claudia Sassou N'Guesso, en qualité de marraine, s'est engagée à appuyer l'initiative. Elle a aussi invité d'autres acteurs culturels et politiques, ainsi que des mécènes à soutenir les artistes.

PAMOJA qui signifie « ensemble ou unité » en langue swahili a été créé en 2006 par le congolais Christian Tchicou. Il avait le souci d'offrir une nouvelle vision de la création africaine. PAMOJA a, ainsi, décidé de franchir une nouvelle étape en inscrivant sa démarche dans la durée.

Outre la biennale, deux autres initiatives verront le jour en 2014, notamment la remise du premier prix PAMOJA des arts plastiques et la création d'un fonds PAMOJA au bénéfice des artistes africains.