Financement du NEPAD : Dakar prend date

4 Chefs d’Etat ont participé au sommet sur le financement du Nepad les 14 et 15 juin. Ce sommet a abouti sur l’Agenda de Dakar pour l’action.

Les présidents Yayi Boni du Bénin, Goodluck Jonathan du Nigéria, Ibrahim Boubacar Keita du Mali et Macky Sall du Sénégal ont co-animé le sommet de Dakar, la capitale sénégalaise. Ils étaient en compagnie de la présidente de la Commission de l'Union Africaine, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini Zuma et le président de la Banque Africaine de Développement, le Rwandais Donald Kaberuka étaient présents à Dakar.

nepad 0025cLes participants au sommet de Dakar


A première vue, le président Macky Sall veut continuer de porter le flambeau du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique - NEPAD - dont son prédécesseur Abdoulaye Wade a été l'un des concepteurs et animateurs jusqu'à son départ du pouvoir en avril 2012.

Le NEPAD ressemble à un concentré de projets ambitieux. Les projets retenus portent essentiellement sur les transports, l'agriculture, l'énergie, les Technologies de l'Information et de la Communication ou encore l'accès à l'eau.

Il s'agit de projets tels que le corridor littoral Abidjan-Lagos, le gazoduc Algérie-Nigeria, la ligne de communication Zambie - Tanzanie – Kenya ou encore le projet de corridor ferroviaire et routier Douala-Bangui-Ndjamena.

« Nous avons identifié nos besoins dans le Programme de Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), pour 368 milliards de dollars sur la période 2012-2040, avec un volet prioritaire de 51 projets et programmes, pour un coût de 68 milliards de dollars pour la séquence 2012-2020, » a annoncé le président sénégalais.

Les projets retenus sont censés respecter des critères géographiques de rentabilité avec des impacts socio-économiques immédiats.

Opportunités

L'«Agenda de Dakar pour l'action» précise le cadre de partenariat entre les secteurs publics et privés du continent ainsi que les autres acteurs de développement.

Toujours est-il que malgré les difficultés de financement constatées, l'heure n'est visiblement pas au pessimisme, car pour Macky Sall, il faut surtout rassurer les secteurs privés nationaux comme étrangers. « Il faut comprendre que l'économie africaine peut parfaitement générer plus du double de voire du triple des 378 milliards. (de dollar, ndlr). »

« Notre mission, c'est de montrer que l'Afrique est une terre d'opportunités aujourd'hui », a déclaré Macky Sall lors d'un point de presse à la fin du sommet. « Dans les prochains mois et dans les toutes prochaines années, nous pourrons enfin poser les premières réalisations comme des infrastructures du Nepad, » a-t-il rassuré.

« Nous avons partout en Afrique, les mêmes défis de développement des infrastructures puisque toutes les études ont montré que l'Afrique, malgré le défaut d'infrastructures, a une croissance de 6% et avec un minimum d'infrastructures, nous serons au moins à 8%, » a conclu Macky Sall.

Cette position est partagée par le président de la Banque Africaine de Développement, Donald Kaberuka qui exhorte «le secteur privé à s'engager davantage pour le financement des projets choisis par le sommet comme étant le premier pas vers la réalisation de ces projets d'ici à 2020. »