Le palmarès des villes africaines

« Cities of Opportunity Africa » ou les villes où il faut investir. L’étude de PwC dresse le classement des plus importantes villes africaines.

Le cabinet d'audit et de conseils PricewaterhouseCoopers a réalisé une étude intitulée « Cities of Opportunity Africa » sur une vingtaine de villes africaines. Cette étude qui a été basée sur quatre indicateurs à savoir l'économie, les infrastructures, le capital humain et la démographie, a pour objectif de servir de ligne directrice aux investisseurs désireux de se lancer sur le marché africain.
 
tn classement villes africaines 85782
 
Deux grands classements ressortent de cette étude : un général portant sur le potentiel actuel des villes et l'autre sur les «villes d'opportunité». 20 villes ont été sélectionnées parmi les 53 pays qui composent le continent africain.


Dans le classement, Le Caire (Egypte), Tunis (Tunisie), Johannesburg (Afrique du Sud), Casablanca (Maroc), Alger (Algérie) sont les cinq premières villes du Top 20. Elles apparaissent comme les villes qui disposent du plus grand potentiel dans les prochaines années. L'étude de PwC, souligne que ce sont des métropoles qui ont eu le temps « de mettre en place des infrastructures, de fixer un cadre réglementaire et légal, et de constituer un écosystème socioculturel au sein duquel les femmes et les hommes ont pu s'instruire et se cultiver ».

Casablanca qui arrive au 4ème rang du classement général, vient en tête du podium pour l'indice économique. Selon Pierre-Antoine Balu, associé PwC Afrique Francophone, ce niveau d'excellence économique est dû à une présence massive de multinationales à Casablanca, plus qu'à Johannesburg.

Dar es Salaam et Lusaka ou les villes d'opportunités 

Dans le registre des « villes d'opportunités », Dar Es Salam, Lusaka, occupent respectivement la 1ère et la 2ème place du classement d'opportunité. On retrouve également des villes comme Nairobi, Lagos et Accra. Ces capitales sont considérées comme des destinations où il est facile de faire des affaires et attractives pour les investissements. Les variables mesurées cette fois-ci sont relatives à la croissance du PIB, le climat des affaires et la croissance de la classe moyenne.
 
Parmi les autres critères déterminants, la société et démographie qui voit émerger des villes subsahariennes au sommet, notamment Kampala (1ère) et Nairobi (4ème). Ces villes ont été boostées par une croissance démographique importante et une diversité culturelle. Pour ce qui est de l'indice infrastructure c'est Le Caire qui est en pôle position alors que Casablanca arrive en 5ème position seulement.
 
L'indicateur capital humain classe quant à lui la ville de Tunis au premier rang. La capitale tunisienne se distingue en matière de système et dépenses de santé et en termes d'intégration professionnelle.