Congo: L’UPADS exige la libération de ses militants

L’union panafricaine pour la démocratie sociale(UPADS) condamne l’arrestation de ses militants dans la Bouenza. Le parti en appelle à la mobilisation de sa base.

Plus d'un mois après la promulgation de la nouvelle constitution dite du 25 octobre 2015, le marigot politique congolais reste agité. L'opposition qui a boycotté le referendum et ne reconnait pas le nouveau texte constitutionnel multiplie les descentes vers la base pour dénoncer « un coup d'état constitutionnel », et des répressions violentes du régime de Brazzaville.

cg manif contre chgmt constitution ffacaUn manifestant à Brazzaville le 25 octobre - AFP/Archives

Dernière en date : l'arrestation jeudi de Joseph Mounkassa, membre du bureau politique, président de la coordination départementale de la Bouenza et deux autres militants Antoine Kouyekola et Joseph Ndefi, membres du bureau politique. Interpellés au petit matin, ils sont actuellement détenus à N'kayi (département du Niari) dans les locaux de la police et de la gendarmerie.

Selon la direction nationale de l'UPADS « les raisons fallacieuses de ces arrestations se résument à la contestation du referendum illégal du 25 octobre ». Dans un communiqué lu le vendredi 4 décembre au siège du parti par Honoré Sayi, porte-parole, l'Union panafricaine pour la démocratie condamne « des actes de dictaturs par lesquels le pouvoir PCT (Parti congolais du travail, parti au pouvoir), espère bâillonner le peuple congolais avec cette honteuse restriction des libertés conquises de haute lutte depuis la conférence Nationale souveraine. » Le parti en appelle à « la libération immédiate et sans condition de ses dirigeants et militants arbitrairement détenus ».

A ce jour Afrique Actualité n'a pas réussi à joindre le directeur de la sécurité publique, porte-parole de la police nationale. Mais dans les milieux proches du pouvoir, on dénonce la mauvaise foi des opposants avec une propension à vouloir déstabiliser le pays.

Pour certains caciques du pouvoir, l'opposition congolaise réunit au sein des plateformes FROCAD (Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et de l'alternance démocratique) et IDC (initiative pour la démocratie au Congo) n'a aucun projet viable. Elle divertit la population congolaise. Une population qui vit aujourd'hui dans une psychose qui rappelle les années 90.