Mali: les casques bleus visés par deux attaques

A Douentza et Tombouctou, des attaques ciblées contre les camps de la Minusma ont fait plusieurs morts.

Ce lundi 14 août 2017, la mission onusienne au Mali a été la cible de deux attaques terroristes. La première a visé, à 5 heures GMT, un ancien camp de la Minusma, à Douentza, dans le centre du pays. Les tirs ont pris fin avant 8 heures. Le bilan fait état de deux morts du côté des assaillants. L'on enregistre aussi un blessé du côté du contingent togolais de la Minusma et un autre du côté des forces armées maliennes (FAMa).
 
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La seconde attaque est survenue aux environs de 13 heures GMT, contre le quartier général de la Minusma à Tombouctou, dans le Nord du pays. Selon des sources militaires, les assaillants arrivés à bord de véhicules équipés de mitrailleurs ont pris le camp. Les échanges de tirs qui ont duré quelques heures ont pris fin avec l'assaut des forces armées maliennes, venues en renfort pour libérer le camp. A en croire des sources sécuritaires, le bilan définitif fait état d'une douzaine de morts dont cinq éléments du côté de la société de gardiennage « Securicom », co-contractante de la Minusma. Les mêmes sources expliquent que lors du ratissage, l'armée malienne a abattu un assaillant. Auparavant, les gendarmes avaient abattu un autre assaillant, et réussi à sauver deux soldats burkinabè qui s'étaient cachés dans des toilettes. Un Adjudant des forces armées maliennes a aussi perdu la vie, alors d'un travailleur de la force onusienne a succombé à ses blessures lors de l'attaque. Quant aux soldats de la Minusma, ils ont abattu deux assaillants.
 
Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a condamné ces attaques, alors que la situation sécuritaire dans le Sahel devrait être évoquée au Conseil de sécurité ce mardi 15 août 2017.
 
Ces événements surviennent au lendemain de l'attaque terroriste survenue à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Pour marquer sa solidarité avec le peuple burkinabè, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, également président en exercice du G5 Sahel, se rend ce même mardi à Ouagadougou.
 
Ces attaques surviennent également à un moment où les pays du G5 Sahel, en l'occurrence le Burkina Faso, la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Tchad s'activent pour l'opérationnalisation d'une force conjointe de lutte contre le terrorisme dans le Sahel.