Les journalistes ivoiriens face à la menace Ebola

Une centaine de journalistes a bénéficié, à Abidjan, d'une formation afin de mieux informer au sujet de l'épidémie d'Ebola.

L'implication des journalistes dans la campagne de prévention contre le virus Ebola menée par le gouvernement ivoirien apparait plus que nécessaire. Une centaine vient de bénéficier ce mardi d'une séance de formation.

journaliste ebola rci 2 e8b23Joseph Bénié de l'INHP


« Implication et engagement des médias dans la préparation et la réponse nationale face à l'épidémie à virus Ebola ». Voilà le thème retenu par l'Union Nationale des Journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI) et ses partenaires du Centre d'Information et de Communication Gouvernementale (CICG) et le PNUD. Ils jugent aujourd'hui plus que nécessaire d'impliquer, dans la campagne de sensibilisation en cours les médias en ligne.

Prenant la pleine mesure de la menace, l'UNJCI et ses partenaires estiment qu'une forte implication des journalistes web et radios de proximité dont les ''écris et les parlés courent à la vitesse d'un éclair'', pourrait renforcer la lutte contre la pandémie à virus Ebola.

« Malgré toutes les dispositions prises par le gouvernement, des Ivoiriens continuent de violer les mesures de prévention arrêtées » a déploré le président de l'UNJCI, Traoré Moussa pour qui les journalistes considérés comme vecteurs de messages doivent être fortement impliqués dans la campagne de prévention afin d'éviter l'entrée du virus en Côte d'Ivoire.

Idée

''C'est aux médias de prendre le leadership'' pour faire changer les comportements a indiqué Assata Dé, représentant le directeur pays du PNUD. « Nous saluons cette initiative, l'engagement de l'UNJCI. Nous sommes alors déterminés aux côtés du gouvernement de Côte d'Ivoire à lutter contre le virus de l'Ebola, donc près à vous accompagner », a-t-elle promis.

Evoquant les risques de propagation à une vitesse exponentielle du virus, le manque de traitement et de vaccin pour contrer l'épidémie et ses conséquences dramatiques pour les populations, le professeur Joseph Bénié de l'Institut National d'Hygiène Publique (INHP) estime que cette campagne étant l'affaire de tous. Il invite à une mobilisation de tous afin que le message du gouvernement soit relayé et compris de tous.

Aussi, estime-t-il qu'il faut éviter de diffuser des rumeurs mais vérifier les informations reçues auprès des personnes qualifiées en la matière pour permettre aux journalistes de se faire une idée de la réalité devant le cas où le fait soumis à son appréciation.

Depuis la déclaration de l'épidémie le 21 mars 2014 en Sierra-Leone, il a fait, selon les chiffres de l'OMS 4747 décès pour 8914 cas enregistrés. La Côte d'Ivoire a enregistré 53 cas suspects, tous déclarés négatifs par le laboratoire de l'institut Pasteur d'Abidjan.