Algérie: polémique autour du burkini

Une femme en burkini n'a pu avoir accès à la piscine d'un grand hôtel. La décision relance le débat entre dogme religieux et liberté individuelle.

Une femme portant le burkini s'est vue refusée l'accès à la piscine du somptueux hôtel la Renaissance, situé sur le plateau de Lalla Setti, à Tlemcen, à l'ouest de l'Algérie. Il s'agit d'un couple d'Algériens, un médecin et sa femme voilée, établis en France. Le couple qui n'a pas obtempéré, a été sanctionné par le règlement interne de l'hôtel.
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En effet, « Renaissance » de Tlemcen, un palace de 5 étoiles appartenant à une chaîne hôtelière internationale, a affiché depuis juin dernier au bord de sa piscine, une pancarte qui y interdit l'accès « aux femmes revêtues d'un burkini, d'un hidjab ou de tout autre vêtement non prévu pour la baignade. » Plusieurs appels ont été lancés aux responsables de l'hôtel pour qu'ils suspendent cette décision, seulement ceux-ci ont refusé de céder aux pressions et ont affirmé que la note affichée depuis le mois de juin 2017, devait être respectée ! Un an après la polémique sur le burkini en France, la problématique refait ainsi surface de l'autre côté de la Méditerranée.
 
Burkini versus Bikini
Début août 2017, la révolte du maillot de bain s'est déroulée via différentes actions et différents canaux. Il s'agit d'un mouvement féministe qui a été organisé pour que les femmes se baignent librement, à savoir en maillot de bain. Un groupe de militantes a organisé des sorties à la plage en bikini. L'objectif étant de protester contre les dogmes religieux et réclamer une plus grande liberté individuelle sur les côtes algériennes. La mini « révolte » a suscité également de nombreuses réactions et a soulevé une vaste polémique sur les réseaux sociaux.