Tripartite Mali-Niger-HCR: fin d'exil pour des refugiés

Environ 60 000 Maliens ayant trouvé refuge au Burkina, en Mauritanie et au Niger depuis 2012 ont regagné le bercail.

Des dizaines de milliers de Maliens qui avaient fui la crise dans le nord de leur pays en 2012 ont accepté de se faire rapatrier. Si l'on en croit le ministère malien de la Solidarité et de l'Action humanitaire, à la date du 31 juillet 2017, environ 60 000 d'entre eux ont regagné volontairement le Mali. Ils viennent du Burkina (20 837), du Niger (16 701), de la Mauritanie (14 855) et 7428 d'autres pays. Mieux, le retour d'environ un million personnes déplacées internes a été enregistré. Ces informations ont été données lors de la 9ème réunion de la commission tripartite Mali-Niger-HCR qui s'est ouverte à Bamako le vendredi 15 septembre. Cette rencontre est une occasion de passer en revue la situation des réfugiés maliens vivant au Niger et réaffirmer les objectifs que les deux pays frères et le HCR se sont fixés.
 
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Les échanges ont porté sur la question des nouveaux candidats à l'exil qui continuent d'être enregistrés et ceux qui font des aller et retour permanents entre les lieux d'accueil et leurs sites d'origine. Si l'on en croit les chiffres avancés par le ministère nigérien de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses, à la date du 31 août 2017, plus de 57 286 refugiés maliens vivaient encore sur le sol nigérien. Ils sont repartis entre les camps et les zones d'accueil dans un contexte sécuritaire pour le moins préoccupant aux frontières des deux pays, où se produisent souvent des attaques sporadiques contre les forces de défense et de sécurité nigériennes.
 
La représentante du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Mali, Angèle Djohossou, a souligné les efforts pour la reconstruction et la réhabilitation des infrastructures administratives et sociales ainsi que la réhabilitation en cours de 34 sites pour améliorer les conditions d'accueil des rapatriés dans 20 communes prioritaires au Mali. «Ces interventions sont de nature à favoriser le retour de l'administration sur l'ensemble du territoire, à offrir des conditions de retour de l'administration sur l'ensemble du territoire et à offrir des conditions propices pour un rapatriement et une réintégration durable des rapatriés et des déplacés internes dans les zones de retour», a-t-elle estimé.
 
A la suite de l'occupation du Nord du Mali par des groupes terroristes et islamistes (2012-2013), les pays voisins de ce pays, notamment le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie, ont accueilli sur leurs sols des centaines de milliers de réfugiés qui avaient fui les exactions et autres atteintes à leur dignité dans les zones occupées. Si beaucoup ont à ce jour regagné leur pays d'origine, plusieurs milliers d'autres vivent toujours dans les camps de réfugiés, dans les pays d'accueil ; les conditions sécuritaires dans certaines localités du Mali ne s'étant toujours pas améliorées à hauteur de souhait.